Recyclons84
Collectif anti-incinération et pour une gestion alternative des déchets sur le Vaucluse
Organisations membres
Les Amis de la Terre
Association PROGRES
CAP21
Les Verts
Collectif des Démocrates Handicapés
Association Val de Durance Environnement
le Clan
CVN
Hier encore, à l'occasion de la journée mondiale contre l'incinération, une manifestation était organisée à Paris. Aujourd'hui, l'ancienne ministre de l'Environnement, Corinne Lepage, sera à Avignon pour le lancement officiel du comité " Recyclons 84 ", initiée par différentes associations environnementalistes, dont Cap 21, dont elle est la présidente.
Une logique plus économique que sanitaire ?
« Le rôle du comité va être d'informer les habitants sur les risques sanitaires qu'ils courent en vivant à proximité des incinérateurs. Depuis des années, nous demandons des études épidémiologiques et l'État refuse de les faire », assure Grégory Giavarina, le responsable vauclusien de Cap 21.
De leur côté, les services de l'État rappellent que « l'institut national de veille sanitaire conduit une étude sur l'incidence des cancers à proximité des usines d'incinération d'ordures ménagères dont les résultats sont attendus à la fin du premier semestre 2006. »
D'ici là, " Recyclons 84 " ne cache pas son souhait de « faire pression pour l'arrêt progressif de l'incinérateur de Vedène ». L'association y dénonce notamment « la construction d'un quatrième four qui n'a aucune raison d'être pour les habitants du Vaucluse. Il s'agit d'une démarche purement économique de Novergie, puisqu'on importe des déchets d'autres départements. »
Un point de vue contre lequel Novergie, l'exploitant de l'usine d'incinération de Vedène, s'inscrit en faux. « J'ai un peu de mal à comprendre qu'il y ait encore ce type de levée de boucliers, alors que notre profession a montré qu'elle était de se mettre aux normes. Et très rapidement ! Je trouve qu'il s'agit d'idées qui datent un peu », insiste Xavier Passemard, le directeur général de la société. « Quant au quatrième four, le plan départemental mis en place montre clairement les besoins et la sous-capacité de traitement des déchets dans le Vaucluse. » Le responsable ne nie pas pour autant que le tri sélectif est insuffisant dans le département. « Il y a un fort potentiel d'amélioration », convient le directeur de Novergie, qui exploite également un centre de tri à Vedène.
http://www.ledauphine.com/info/essentiels/vaucluse/art_76488.php