Recyclons84
Collectif anti-incinération et pour une gestion alternative des déchets sur le Vaucluse
Organisations membres
Les Amis de la Terre
Association PROGRES
CAP21
Les Verts
Collectif des Démocrates Handicapés
Association Val de Durance Environnement
le Clan
CVN
MARSEILLE, 14 fév 2007 (AFP) - 11h55
Une soixantaine d'associations de défense de l'environnement dont Greenpeace ont estimé mercredi que la signature, jeudi, par la mairie de Marseille du pacte écologique de Nicolas Hulot était "une mascarade médiatique" alors que la ville construit un incinérateur de déchets. "Que le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin (UMP) décide de réaliser cette pure opération de communication en pleine polémique sur l'incinération des déchets, voilà un hold-up dont la ville aurait pu se passer", estiment ces associations locales (Greenpeace Marseille, Recyclons 13, Collectif des Marseillais contre l'incinération, Front citoyen de résistance du golfe de Fos...), toutes opposées à la construction en cours d'un incinérateur. Elles demandent à Nicolas Hulot qui sera présent à Marseille jeudi de ne pas cautionner "cette mascarade médiatique". "Nous demandons à Nicolas Hulot d'émettre un bémol lors de la signature de son pacte par Marseille. Il pourrait par exemple rappeler que Marseille doit faire mieux sur la question de l'incinérateur et réfléchir à d'autres modes de traitement", a expliqué à l'AFP un des porte-parole de ces associations, Mathieu Reus.
La communauté urbaine Marseille Provence métropole (MPM), présidée par M. Gaudin, a décidé de construire un incinérateur, doublé d'une unité de méthanisation, pour traiter 410.000 tonnes (300.000 par incinération, 100.000 par méthanisation) des 600.000 tonnes d'ordures ménagères qu'elle produit et remplacer la décharge d'Entressen (Bouches-du-Rhône) qui doit être fermée. Cet incinérateur est construit sur le territoire de la commune de Fos-sur-Mer qui y est farouchement opposée. Les habitants de Fos-sur-Mer et de deux autres communes proches de l'incinérateur avaient voté à 97,80% contre son installation lors d'une consultation publique organisée le 15 janvier 2006. Les communes concernées soutiennent un plan départemental de traitement des déchets qui met l'accent sur le développement du tri sélectif et du recyclage.